Pour réduire durablement le risque de sur contribution, quelques actions simples peuvent être mises en place :
Fiabiliser la DSN :
– Vérifier avec le service paie ou le cabinet comptable que les salariés BOETH soient bien enregistrés
– Mettre en place un point de contrôle annuel des données OETH dans la DSN
Identifier les potentiels BOETH :
– Informer les salariés sur la RQTH et ses effets (aménagements possibles, maintien dans l’emploi)
– Rappeler les garanties de confidentialité sur ces informations sensibles
– Intégrer le sujet dans certains entretiens RH (retour de longue maladie, risque d’inaptitude, aménagement de poste…)
Structurer le recours au secteur de travail protégé et adapté :
– Repérer les besoins récurrents pouvant être confiés à un ESAT, une EA ou un TIH
– Suivre la part « main‑d’œuvre » des factures pour vérifier l’atteinte du seuil sur 4 ans
Éviter les décisions précipitées :
– Désigner un référent interne (RH, référent handicap) pour centraliser les questions OETH
– Ne pas signer dans l’urgence une prestation censée « effacer » le risque sans analyse préalable
Attention aux démarchages abusifs :
Le caractère technique de l’OETH et de la surcontribution a fait émerger des pratiques commerciales parfois très agressives. Plusieurs signaux doivent alerter :
– Contact téléphonique non sollicité, avec un discours très alarmiste sur une « amende imminente »
– Référence à un supposé « centre national DOETH » ou à un « ESAT tremplin » présentée comme une solution miracle
– Usurpation d’identité : l’interlocuteur laisse entendre qu’il travaille pour l’Urssaf ou l’Agefiph
– Pression forte pour signer vite un contrat présenté comme la seule façon d’éviter la surcontribution.
Quelques rappels essentiels :
– Il n’existe pas de statut officiel « ESAT tremplin » dans le cadre de l’OETH
– Ni l’Urssaf ni l’Agefiph ne démarchent les entreprises pour leur vendre des prestations ou les mettre en relation avec des ESAT ou des EA
– Ce sont les seules structures qui disposent d’informations fiables sur votre DOETH via la DSN ; aucun prestataire privé n’a accès directement à ces données.
En cas de doute :
– Ne jamais s’engager sur la base d’un simple appel téléphonique
– Demander une proposition écrite détaillée
– Vérifier sa situation via l’espace Urssaf ou auprès d’un contact identifié de l’Agefiph ou d’un conseiller spécialisé
En résumé, la surcontribution OETH ne vise pas les entreprises en transition ou celles qui engagent des actions, même modestes. Une entreprise qui connaît sa situation, fiabilise sa DSN, identifie ses bénéficiaires et construit progressivement des partenariats avec le secteur de travail protégé et adapté, réduit très fortement son exposition au risque, tout en renforçant sa politique d’inclusion.